La Rue Charles Nodier

Elle doit son nom au littérateur Charles Nodier qui passa une partie de son enfance au n° 11.

Elle fut d’abord la rue Neuve, puis rue Voltaire sous la révolution, puis encore rue Neuve…

C’est l’intendant Barthélémy de Vanolles qui, reprenant un projet de Vauban, demanda le percement de cette rue en 1739. L’intendant Lacoré y fit édifier à partir de 1770 l’Hôtel de l’Intendance afin de donner l’exemple de construction mais il dut rendre une ordonnance en 1773,qui obligeait les propriétaires de parcelles situées de part et d’autre de la rue à construire avant le printemps suivant, afin d’activer un peu sa lente urbanisation.

Au n° 7, on peut admirer la façade sur rue de l’hôtel de Magnoncourt ou de Longeville. Ce très bel édifice est parfaitement restauré, on peut encore y voir dans la cour des exceptionnels épis de faîtage et départs de descentes d’eau en tôle ornée du XVIIIe siècle. Répertorié aux monuments historiques.

Le n° 9 fût construit avant son voisin le 7 par le fameux architecte Nicolas Nicole, pour lui-même. La municipalité entama des poursuites contre le créateur pour « non respect des alignements sur la voie publique » mais n’alla pas jusqu’au procès par égard sans doute aux talents de l’architecte. Répertorié aux monuments historiques.

Le 9 bis est beaucoup plus tardif et fût le dernier hôtel privé construit à Besançon (de 1887 à 1890). C’est Gustave Vieille qui le construisit pour la famille Bretillot. Il y affiche dans les décors toute la palette de ses connaissances, ce qui est typique des motivations architecturales de la fin du XIXe. Répertorié aux monuments historiques.

Les numéros impairs de la rue sont très bien exposés… à la pluie et les façades sont nettoyés régulièrement par le ciel !

La fontaine des Dames doit son nom à la chapelle des dames de l’Immaculée Conception que l’on trouvait à cet emplacement avant la construction de la fontaine. C’est une oeuvre de l’architecte Bertrand et du sculpteur Breton qui date de 1784. La sirène est du XVIe siècle et attribuée à Lullier, Nicole Bonvalot, épouse de Nicolas de Granvelle, lui ayant servi de modèle. Cette sirène ornait à l’origine la fontaine de la cour du Palais Granvelle.

C’est également rue Charles Nodier que l’on trouve la Préfecture

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