La Rue des Boucheries

La plus grande partie du commerce de viande se faisait ici depuis des temps fort anciens, elle se nomme donc dès le Moyen Age rue du Maisel, c’est à dire des Boucheries.

Jean-François Charron dessina les plans du grenier d’abondance qui fut construit au 27 de la rue des Boucheries en 1720 pour remplacer l’ancien grenier municipal de l’hôtel de ville devenu trop petit. Sous Louis XVI, le contrôleur des Finances Turgot en ordonne la fermeture parce qu’il va à l’encontre de la liberté de circulation des grains préconisée par les économistes de l’époque. Il abrite consécutivement l’école d’horlogerie, l’école des Beaux Arts et actuellement le Conservatoire de Musique.

Le décor du riche portail parle de l’abondance que doit faire régner ce grenier : corbeilles débordant de produits de la nature, tête couronnée de fleurs et d’épis de blé, déesses portant des gerbes…

Répertorié aux Monuments Historiques.

Entre le 25 et le 27 s’ouvre un passage vers le Doubs : le port Mayeur, c’était une des ruelles de Besançon appelées « ports » qui permettaient de descendre vers la rivière. Celle-ci reliait la mairie féodale au Doubs.

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