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La Rue Chifflet

La rue Chifflet nous offre une jolie vue sur les revers boisés de la colline de Chaudanne.
Elle portait avant la révolution le nom de rue du Perron, peut-être à cause du grand poirier (perrier en vieux français) qui s’y dressait.
Pendant la Révolution elle s’appelle rue Thémistocle et prend en 1904 le nom de la famille franc-comtoise qui comprend de nombreux érudits, médecins, juristes, etc.

Dans cette rue la majorité des maisons ont une histoire.

En voici cinq, toutes répertoriées aux monuments historiques :

Au 18, l’ancien hôtel de Courbouzon-Villefrancon, actuelle Faculté de Lettres.

Il fût construit pour Claude-Antoine Boquet de Courbouzon (on trouve son chiffre sur le balcon de la façade) dans la première moitié du XVIIIe avant de devenir la propriété de la famille de Villefrancon. Au premier étage on peut voir un très bel ensemble de pièces boisées du XVIIIe, avec notamment le grand salon orné d’un portrait de Louis XIV et de miroirs en bois doré.

Le n° 20 abrite également la faculté de lettres. Construit également un peu plus tard que le 18 par la famille Courbouzon. Il possède encore un très bel escalier orné de ferroneries, d’époque Louis XV.
Au salon du 1er étage orné de panneaux de bois sculpté figurant des allégories (sciences, art, musique…) se tenaient les réunions des sociétés savantes de la ville. La section d’histoire de l’art et archéologie occupe le pavillon d’époque Louis XV, au fond de la propriété.

Le n° 22 fut construit en 1745 pour François-Xavier Damey et acquis en 1781 par le marquis de Verseille de qui il garda le nom. C’est à cet époque que l’architecte Claude-Antoine Colombot dessine les magnifiques lambris qui l’ornent encore.


Henri Boudard, notaire royal à Château-Châlon fit construire en 1750 l’agréable demeure du n° 24. N’hésitez pas à en découvrir la cour et la cage d’escalier (non illustrés ici)

Au 26, l’Hôtel de Fleury Villayer fut construit entre 1757 et 1759 par l’architecte Jean-Charles Colombot pour Claude-François Philogène de Renouard, comte de Fleury et grand maître des eaux et forêts au département des deux Bourgognes, de la Bresse et de l’Alsace.
L’Hôtel servit de prison sous la Terreur et reçut des Jurassiens suspectés de fédéralisme.
On remarquera particulièrement les appuis de fenêtre en ferronnerie Louis XV et la cage d’escalier du 18ème décorée de faux marbres au 19ème

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